Publié le 16/08/2025
Avec son Observatoire du commerce international, A&D Data met en lumière les dynamiques qui traversent les échanges extérieurs de la France. En analysant les importations et les exportations, l’outil permet de saisir à la fois les points de force de l’économie française et ses zones de dépendance. Au-delà des chiffres, il offre une lecture des tendances mondiales qui influencent directement la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Comprendre le commerce international, c’est donc comprendre la position réelle de la France dans un contexte économique global en constante évolution.
Toutes les informations présentées dans cet article sont extraites de France Trade Insigth
Situation au 1er semestre 2025 :
Sur le 1er semestre 2025, la France subit 55,6 milliards d'€ de deficit commercial, soit un accroissement de 3.5% par rapport à la même période en 2024. Ce score s'inscrit dans un contexte de contraction du commerce à l'import, et à l'export : on consomme moins l'exterieur, mais on y vend encore moins.
En recul de 1.3%, les exportations atteignent 290 milliards d'€ à fin juin. Derrière la stabilité des exportations vers l'Allemagne, les ventes transalpines et transatlantiques sont en net recul et pénalisent l'ensemble (-6.4% et -4.2%). En revanche de belles performances ont été réalisées en Suisse et aux Emirats Arabes Unis (+17% et +31%)
Mais celles en provenance du Chine et de Etats-Unis montent en flèche. Nous avons importé 3% de moins (vs ll'année dernière) auprès de l'Allemagne et beaucoup plus auprès de la Chine et des Etats-Unis.
Ce contexte de "remplacement" des sources d'approvisionnement de la France conduit au global à un léger recul des importations (1/2 point) portant le total à 345,8 milliards d'euros.
Si la Chine et le Royaume-Uni sont plus que jamais les pivots de notre balance commerciale. (Ces deux pays sont réciproquement les 1er pays avec déficit et avec excdent et renforcent nettement leurs positions sur ce début d'année); les déficits commerciaux augementent considérablement vis à vis des Etats-Unis, de l'Italie et de l'Inde.
A noter du côté des exédents, les bonnes performances aux EAU et en Suisse (comme vu précédemment avec les exportations) mais également à Malte et en Jordanie ; et les pertes de vitesses en Turquie et en Australie.
Le déficit commercial avec l'Italie a été multiplié par 4 sur le premier semestre. En tête des explications on retrouve la baisse des exportations de gaz naturel (-40%), bien qu'elle soit en partie compensée par la hausse des exportations d'électricité.
On retrouve dans le même temps une sensible hausse des importations, en tête desquelles l'importation de produits pharmaceutiques avec un véritable "boum" de l'achat de médicaments homonaux ou stéroïdiens.
En baisse de -40%
En hausse de +46%
En hausse de +83%
En hausse de 120%
En baisse de -7%
En baisse de 18%
Détail exportations
Importations
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Le déficit commercial de la France fait X2 avec "la 1ère puissance économique mondiale".
Des exportations en baisse de 4.2%, et des importations en hausse de 10%, entrainent 5,5 milliards de déficit (X2 par rapport à l'année dernière)
L'importation de Gaz Naturel Liquéfié explique en grande partie le phénomène, mais il s'explique également par une baisse de régime des exportations de produits phramceutiques et de parfumerie
En hausse de +18%
En hausse de +214%
En baisse de -12%
En hausse de +96%
En hausse de +10%
En hausse de +25%
Détail exportations
Détail importations
L'importation de combustibles minéraux représente le 4ème poste d'importation françaises au &er semestre 2025 malgré une chute de 25% par rapport au S1 2024.
Ce secteur stratégique est sujet à des mutations intéressantes, parfois à contre courant des à prioris, commr par exemple, la 5ème de la russie dans le mix français, malgré le contexte de tensions géopolitiques.
On constate la place prépondérante qu'ont pris les États-Unis dans le sourcing français du petrole brut et du GNL. On constate également la place importante de la Belgique dans la livraison de gaz naturel, de l'Algérie et du Nigéria, mais également de la Russie.
La quasi totalité des pays qui approvisionnent la France en énergie primaire sont des pays à faible croissance économique, voire en décroissance (Lybie et Nigeria)